Au gré de résidences, de manifestations publiques, de répétitions, de représentations... je peins des instants d’échanges entre artistes (clowns, comédiens, danseurs, musiciens, jongleurs) et spectateurs-habitants, au rythme du jeu. L’atelier du peintre est ouvert au regard de tous : dans ses odeurs, ses gestes, ses couleurs, son silence...
A travers diverses associations, écoles, centres sociaux, cours de danse, carnaval, réunions, au détour de discussions, au pied d’une barre d'immeuble, je croque, dépose sur le papier une trace, un geste, une conversation, une chanson, une danse, un bout de mouvement.…
Je me nourris de l’immédiateté de ces instants.
De ces rencontres naissent des séries ; de ces séries se montent des expositions-installations où tous les «acteurs» sont conviés...



Les Comédien(ne)s

Les Enfants

Les Musiciens




Les Clowns



Les Spectateurs/habitants



Les Jongleurs/Danseurs


"Le travail de peinture d'Éva Grüber, croquant à la plus grande vitesse possible des instantannés des présents, acteurs et publics, au fil des représentations, est emblématique de cette spécificité. A quelqu'un trouvant que "c'est pas toujours aussi réussi dans toutes les peintures", je disais qu'effectivement Eva met en jeu son geste de peintre comme un pari sur un coup de dé : parfois c'est le trait qui est le plus fortement "inspiré", parfois c'est le mode d'étallement de la matière-couleur, d'autre fois c'est le rapport des couleurs entre elles, d'autres fois celui des formes, le plus souvent plusieurs de ces dimensions simultannément...et il y a des moments "magiques" où tout est là en même temps. L'oeuvre d'Éva est à "lire" comme un récit de son geste artistique tenu à travers des séries, pas comme une "collection" d'oeuvres uniques chacune fermée sur un coefficient de "réussite esthétique" propre de son "style"."

Paul Allio, 2008





Spectacle-exposition "Opéras des Pays d'Aujourd'hui" créé en 2009, à la fin de trois années de résidence de la Compagnie Carcara au Centre Culturel Jean Houdremont à la Courneuve, à partir d'un glanage de paroles des habitants et de leurs portraits.




Crédit Photo  : Sabrina Martinez